Banque Fantôme
















La banque va ouvrir ses portes, mais une banque sans rien au guichet reste une coquille vide. Elle cherche des trésors sans valeur marchande : un objet fait main, un vieux dessin, une valeur étrange, ce que vous ne savez pas nommer. Pas d'argent, pas de matériel neuf : on échange, on ne vend pas. Le stock sera mis aux enchères, contre la monnaie qu'on fabrique ensemble. Vous êtes dans le Beauvaisis ? Je passe prendre le café, et l'objet avec. Ailleurs, écrivez-moi : on s'arrange toujours sur la forme.
Cet hiver, après l'édition de Claude Monnaie, j'ai comme plongé dans un délire économique. J'ai écrit un projet de fausse banque, retenu pour être mis en place dans la Communauté d'Agglomération du Beauvaisis, dans le cadre d'une résidence CLEA. La Banque Fantôme est une fausse institution bancaire qui prend très au sérieux une question simple : qu'est-ce qui a de la valeur, et qui décide ? Elle imprime des supports de billets vierges, aux formats et aux couleurs des vrais billets en euros, et je les termine à la main, en direct, devant les gens. Un dessin posé sur une image de monnaie, ça ne se confond avec rien : ça devient une pièce. La règle est toujours la même, et elle compte plus que tout le reste : on échange, on ne vend pas. La banque a tenu une agence temporaire au Quadrilatère de Beauvais lors des Journées du patrimoine. Elle a son magot, les chéquiers, et ses liquidités, les billets. Il lui manque le stock. Elle a aussi son site, un hôtel des ventes où l'on dépose des objets et où l'on enchérit : jeansonpechin.com/banque-fantome.